Les évolutions. Les évolutions se poursuivirent de manière cadencée. Le révélateur chromogène permit une nouvelle avancée aux images en couleur. Il est né du constat que les images au lieu d’être en noir et blanc étaient teintées d’une couleur. Cette problématique de rendu d’images était issue de l’utilisation de certains révélateurs. La société Agfa va développer des pellicules qui vont reprendre la trichromie avec la superposition des trois couleurs fondamentales. Agfacolor va créer un révélateur qui colorera toutes les couches en fonction de la couleur de leur sensibilité. Le résultat final sera la restitution sur la pellicule de la véritable image en couleur de par cette superposition. La société concurrente Kodak va acheter l’amélioration de ce procédé auprès de deux américains et le baptisera Kodachrome avec la base de bromure d’argent ainsi que de la gélatine. Ce procédé est toujours utilisé actuellement. Ces deux sociétés vont lancés en 1935, les premiers appareils compacts qui permettront de faire des photos à partir de films en couleurs. Cependant, un autre problème reste à résoudre pour développer plus largement la photographie: celui du tirage sur papier. C’est Kodak qui va trouver la solution dans les années 1950 en créant le format 135 et va le diffuser de la manière la plus importante possible. Le petit format sera développé par Oskar Barnack en 1913 par la création du Leica, premier appareil qui utilise le format 24*36. Cette taille va permettre de mettre plus de vues sur une pellicule. En effet, les formats précédents des images négatives étaient entre 4,5 × 6 cm et 6 × 9 cm.
Le format de la photographie. Les images vont ainsi pouvoir être disposées sur une seule et même pellicule et ce de manière compactée. Ce petit format 35 mm de clichés va permettre d’augmenter de manière considérable l’autonomie d’un film et va devenir le standard de la photographie. Il sera utilisé jusqu’à la fin du vingtième siècle par les amateurs mais également par les professionnels en photographie argentique. Le polaroid quand à lui va être développé en 1948 mais ne sera réellement utilisé en photographie qu’à partir de 1962. Le polaroid va permettre de faire des photos et de pouvoir les développer instantanément. Cela signe l’une des dernières grandes avancées des appareils photos argentiques. Ils ont connus une première gloire avec les fameuses chambres photographiques. Ces anciennes chambres étaient simples et restent toujours utilisés de nos jours par les professionnels. Une grosse boite avec un viseur et de l’autre côté un objectif qui permettait de prendre la photo sur un verre dépoli. Par contre, l’image visionnée est inversée. D’autres appareils au contraire vont utiliser le viseur pour prendre la photo. Il s’agit de l’équiper d’un prisme à travers lequel la lumière se réfléchit sur un miroir. Dès lors que la photo est prise, une plaque photographique va capter la lumière qui est entrée le temps de l’ouverture de la chambre. C’est ainsi que cette plaque très sensible va agir tel un tunnel qui va guider la lumière. Les plaques quant à elles ont comme on l’a vu énormément connus d’évolution, d’une impression de gélatine et de bromure d’argent elles ont été remplacées par des pellicules.
L’arrivée du reflex. La dernière avancée technologique de l’appareil photo argentique est le reflex. Son nom vient des sels d’argent placé à l’intérieur de la chambre combinés à la réflexion de la lumière sur un miroir disposé à l’intérieur. L’exposition à la lumière est gérée par un diaphragme elle est par la suite envoyée sur un support qui va la figer. Une révélation dans des solutions composées de produits chimiques va permettre le développement sur papier. La visée reflex permet de visualiser l’image telle qu’elle sera enregistrée. A cette étape, l’œil de l’homme ne peut pas voir l’image qui est couchée sur un papier sensible. Pour l’instant, elle n’est qu’à l’état d’informations de lumière. C’est le développement en chambre noire qui va permettre de révéler l’image qui a été captée par l’appareil photographique. La chambre noire va permettre d’empêcher la pollution lumineuse qui pourrait détériorer la photographie. Ce n’est qu’après avoir figer l’image sur le papier à partir de révélateurs de produits chimiques que la photo argentique a une existence concrète et presque éternelle. Elle pourra ainsi être exposée à la lumière sans problème ni détérioration possible. Les appareils photo argentiques sont devenus de plus en plus compactes. Ils ont connus une période ou il était possible de les acheter en mode jetable, avec une utilisation pour une pellicule unique. Leur période de gloire a duré une trentaine d’année couvrant des années 60 aux années 90. Ces appareils ont été issus d’un ensemble de découvertes et d’innovations technologiques rythmées. En quelques années d’importantes découvertes ont été réalisées par de nombreux chercheurs tant en physique qu’en chimie. Ils se sont penchés sur la photographie pour mettre en place des procédés physico chimiques. Mais l’arrivée du tout numérique va signer la fin du développement des appareils photos argentiques.